LES
MEDICAMENTS CONTRE L 'OBESITE

Les premiers
médicaments utilisés dans le traitement de
l'obésité étaient des
dérivés des amphétamines, notamment
l'amfépramone, une
molécule aux propriétés anorexigènes
(coupe-faim). Comme toute la famille des amphétamines, cette
molécule été retirée du
marché depuis plusieurs années. Les risques de
dépendance psychique, de désordres
psychiatriques, de dépressions et les troubles
cardiovasculaires qu'elle pouvait entraîner en faisait un
médicament dangereux susceptible de provoquer des accidents
graves voire mortels.
Des plantes
aussi contre les kilos
De nombreux médecins se sont
tourné vers la phytothérapie
pour venir à bout des kilos de leurs patients,
particulièrement en cas de léger embonpoint. La
plupart de ces produits sont à base de thé
vert, d'orthosiphon, reine des prés parfois
associés à un laxatif comme le
fucus par exemple. Bien que n'ayant pas
d'efficacité démontrée, ils sont
sensés faciliter la dépense
énergétique et donc la consommation des graisses. En vente
libre et non remboursés, ils sont souvent prescrits par
votre médecin en association avec un régime
équilibré et la modification des
habitudes alimentaires. Attention, comme tout médicament
ou complément alimentaire, ils sont à consommer
avec modération.
Si leur efficacité a
été scientifiquement
démontrée, ces seuls
médicaments ne peuvent venir à bout des kilos.
Ils doivent être systématiquement
associés à une prise en charge
diététique, pierre angulaire du traitement.
Ces
médicaments sont le XENICAL et le SIBUTRAL.
Le premier est aujourd'hui le plus utilisé et agit au niveau
intestinal sans pénétrer dans le sang. xenical
bloque l'action d'enzymes qui interviennent dans la digestion des
graisses (lipases intestinales) et empêche donc l'absorption
des matières grasses. Il faut noter que ces graisses restent
dans les selles et peuvent provoquer des suintements anaux et des
flatulences dans moins de 30 % des cas.
Le
XENICAL est prescrit dans les cas d'obésité (IMC
> 30 Kg/m2) et de surcharge pondérale (IMC >=
27Kg/m2) seulement si le surpoids représente un
véritable danger pour la santé
(diabète, cholestérol…). Pour aider
les patients sous traitement, les laboratoires Roche qui
commercialisent le produit proposent un suivi personnalisé
par un diététicien
: le Programme Succès Poids.

Le
SIBUTRAL agit différemment : il exerce
une action coupe-faim au niveau cérébral. sibutral
présente de nombreuses contre-indications notamment en cas
de troubles cardiovasculaires et n'est prescrit que lorsque le
régime seul n'a pas porté ses fruits. Les effets secondaires
les plus fréquents sont des palpitations, de l'hypertension
artérielle et des bouffées de chaleur. En octobre
2002, l'AFSSAPS a d'ailleurs pris la décision de
réserver sa prescription à certains
médecins spécialistes.
Pour en
savoir plus sur ces deux produits reportez-vous aux fiches
médicaments XENICAL® et SIBUTRAL.
C'est la première fois qu'un médicament contre
l'obésité
sera en vente libre en France et en Europe. C'est la Commission
européenne qui en a décidé ainsi. Ce
médicament sera donc délivré en
pharmacies sans ordonnance, il sera commercialisé par les
Laboratoires britannico-américains GlaxoSmithKline (GSK)
sous le nom d'Alli
Une perte de poids
accentuée
Ce nouveau médicament
permettrait de perdre une fois et demi de poids en
plus qu'avec un régime
seul. Il permettrait par exemple de perdre 7,5 kilos au lieu
de 5 kilos avec un régime
approprié. Cette gélule est une
forme allégée du Xenical 120mg, disponible en
pharmacie sur ordonnace depuis dix ans. Il est indiqué pour
les adultes qui souhaitent perdre du poids et
ayant un indice de masse corporel supérieur ou
égal à 28 kg/m2, donc IMC .
Un principe actif
Le principe actif d'Alli, l'orlistat,
agit localement au niveau du système digestif en
empêchant l'absorption de 25 % des graisses alimentaires
consommées. ces graisses sont ainsi
éliminées par les voies naturelles. Ce médicament
ne provoquerait pas d'accoutumance, selon les laboratoires
GlaxoSmithKline.
Un bonus
Mais Alli comporte
un avantage : en plus de l'aide médicamenteuse, il
propose également un programme d'accompagnement. Au
menu : des conseils nutritionnels et des propositions
d'activités physiques, afin d'encourager les
patients à adopter un mode de vie plus sain.
Les
traitements contre l'obésité ou le
surpoids
1 / Régime associé
à une activité physique
2 / Traitement médicamenteux
Deux
médicaments sont disponibles actuellement :
La sibutramine, commercialisée en France depuis mai 2001. La
sibutramine agit comme inhibiteur de la recapture de la
serotonine et de la noradrénaline. Les principaux effets
secondaires sont une augmentation de la fréquence cardiaque
(+ 3-7 bpm) et de la pression artérielle au repos (+ 2-3
mmHg). Elle ne doit être prescrite, après
révélation de l'inefficacité d'un
régime seul, qu'aux patients dont l'IMC est au moins
égal à 30 kg/m2 ou à 27 kg/m2 et
présentant un facteur de risque supplémentaire
tel que le diabète de type II ou une dyslipidémie.

Le
XENICAL
qui bloque une partie de l'absorption des
graisses ingérées dans les aliments (30 %).
XENICAL
permet d'éliminer 30 g de graisses par jour soit
l'équivalent de 300 calories. Il n'a pas d'effets
secondaires sur le système nerveux, cardiaque
ou pulmonaire. XENICAL agit
uniquement sur l'intestin.
Rappelons que les médicaments
coupe-faim, les anorexigènes,
ont été retirés du marché
européen en avril 2000.les orlistat ,les coupe faim sont
soupçonnés d'avoir de graves effets secondaires. XENICAL EN LIGNE
3 /
La chirurgie esthétique
4/ Les
procédés chirurgicaux qui sont
souvent indiqués dans les cas d'obésité morbide.
C'est le cas de la gastroplastie qui a pour but de
diminuer la capacité de l'estomac en le divisant en deux
compartiments comme un sablier. Le passage étroit est
créé à l'aide d'un anneau.
L'utilisation
de la chirurgie laparoscopique permet
d'éviter une grande incision de l'abdomen.
Les
causes de l'obésité
1 / les
facteurs génétiques : ils ont un rôle
indéniable mais ne sont pas les seuls responsables
Un
petit nombre de gènes aurait un impact important sur la
corpulence et le pourcentage ou la distribution régionale de
la masse grasse.
Les enfants en surpoids âgés
d'un dizaine d'années ayant au moins un parent
obèse ont un risque de 80 % de devenir obèses
à l'âge adulte contre 10 % de risque si les deux
parents sont maigres.
2 / les facteurs endocrinologiques :
dérèglements hormonaux, glandulaires
3 / autres facteurs médicaux
4 / les facteurs environnementaux et les modifications
comportementales
- la
malbouffe avec une alimentation trop riche
(nourriture à haute teneur en graisses).
Les populations occidentales ont tendance à consommer moins
de calories et moins de graisses qu'en 1960 alors qu'elles grossissent
régulièrement. Cela s'explique par un changement
du style de vie qui devient de plus en plus sédentaire.
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